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 [Fiche] Ichi The Killer

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Ichi
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Localisation : In the Chaos
Date d'inscription : 02/07/2005

MessageSujet: [Fiche] Ichi The Killer   Mer 13 Juil à 21:20



Un film de Takeshi Miike.
Koroshiya Ichi, Koroshiya 1 :
Scénario de Sakichi Sato, d'après un manga de Hideo Yamamoto
Avec Tadanobu Asano, Nao Omori, Shinya Tsukamoto, Paulyn Sun (Alien Sun), Susumu Terajima, Shun Sugata, Toru Tezuka, Yoshiki Arizono, Kee, Satoshi Niizuma, Suzuki Matsuo, Jun Kunimura.


Je vous presente ici mon film culte (tiré du Manga éponyme, extremement apprécié au japon), celui qui m'a fais decouvrir Takeshi Miike et qui me fais autant frémir à chaque fois que je le vois (cad min. 300 fois depuis que j'ai acheté le DVD).





L'histoire :

Le clan Anjo se retrouve dépossédé de son patron. Pour d'aucuns, le Boss aurait filé avec l'argent amassé par ses hommes, en compagnie d'une demoiselle. Pour d'autres, il aurait été enlevé par un clan adverse. Mais certains savent que l'homme a été assassiné par un dénommé Ichi, un tueur dont le nom commence à faire courir des vagues d'angoisse au sein de la société mafieuse tokyoïte. Kakihara (Tadanobu Asano, absolument incroyable), bras droit du disparu, est persuadé que son patron est encore en vie, quelque part dans les bas-fonds de Shinjuku. Craint par tous en raison de ses méthodes d'interrogatoire épouvantables, Kakihara est un épouvantail scarifié, sadomasochiste intégriste qui, en réalité, souhaite que Anjo soit toujours en vie car celui-ci est le seul à lui procurer un plaisir de souffrances sincères. Manipulé par un ancien employé de son patron, Kakihara se met à dos la totalité des yakuza de la région en défigurant un certain Suzuki (pauvre Susumu Terajima). Assisté par quelques fidèles hommes de mains, le prince exubérant de la violence charnelle se met en chasse de Ichi, tueur par manipulation, sadique touchant, et malade de culpabilité désirée…





Mon Avis :

Ichi the Killer traite d'amour de façon détournée, un peu à la façon de Tokyo Fist (ce n'est pas un hasard si je rapproche ici les deux films, puisque Tsukamoto - qui se révèle être un acteur de plus en plus surprenant - joue dans Ichi un rôle de médiateur/révélateur essentiel). En fait, pour saisir l'intérêt d'une démonstration aussi visuelle, il faut partir du jugement émis par Kakihara à l'attention d'un assaillant improvisé aux deux tiers de l'histoire: "Ta violence manque d'amour".
Dans Tokyo Fist déjà, Tsukamoto mettait en scène une histoire d'amour dans laquelle seule la violence extrême (par le biais de la boxe et de la scarification) pouvait servir de moyen d'expression. La différence entre un film simplement violent et le chef d'œuvre de Tsukamoto tient dans le fait que l'amour ne naît pas des confrontations successives: il y trouve un terrain d'expression et d'échange. Une forme de caresse qui naît d'un amour incompris et non pas l'inverse. Ichi the Killer parvient à reprendre les deux concepts au sein d'une même histoire, en opposant deux personnages qui symbolisent finalement les deux facettes complémentaires d'une même entité: l'amour véritable.
Se limiter au caractère graphique du film le plus long de la carrière de Miike (126 minutes dans sa version "montrable") serait restreindre l'analyse d'une peinture aux couleurs qu'elle utilise, sans s'attarder au trait, à la mise en scène ou au choix des attitudes des sujets qui pourraient figurer dans la représentation d'une "image" dans toute son ampleur. Ce serait donc comme réduire un tableau à une image à caractère bi-dimensionnel, le priver de contenu, de contexte et de personnalité - approche plus absurde encore qu'un film est un enchaînement de telles images, au rythme de 24 par seconde.
Alors bien sûr, Ichi the Killer est mis en forme avec une complaisance visuelle qui peut laisser perplexe (les scènes choc s'enchainent sans répis, mais pas sans humour). Je crois que, au contraire, il faut y voir une volonté de Miike de traiter son sujet avec respect pour l'homme, véritable sadomasochiste de nature. D'ailleurs, la "baseline" de Ichi est la suivante: "Tout le monde est à la fois un peu sadique et masochiste, mais pas Ichi; il est 100% sadique". Kakihara étant 100% masochiste, l'inexorabilité de leur collision est donc écrite dés le départ. Ichi the Killer n'est donc pas qu'un film gore extrème, qu'un coup de poing sans substance. Comme Tokyo Fist, c'est un film qui fait mal car il trouve écho en chacun d'entre nous, en une dualité souvent mal assumée qui est à l'origine de la majorité des problèmes de communication humains. Si certains trouvent Ichi the Killer insoutenable, c'est que la réalité le leur est tout autant. Miike filme son histoire avec amour, tout simplement, et non pas avec provocation. Avec cet "amour dans la violence" qui doit passer, quelque part, par un certain amour DE la violence...
Il n'y a pas d'amour sans violence. Ichi the Killer, ne pouvait donc exister que sous cette forme extrême s'il voulait être juste et pertinent. Pour Miike, le pari est, une fois de plus, remporté haut la main, et le résultat est un chef d'oeuvre pour le moins percutant. Violent, Gore, Marrant, Percutant, Genial en un seul mot, voir meme extraordinaire !



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